En grève 31 octobre et 5 novembre

Appel à la grève générale les 31 octobre et 5 novembre 2026, et à la mobilisation pour porter les revendications sociales

Face à l’explosion de la colère populaire, lycéenne et étudiante, le pouvoir répond par la violence d’État, l’arbitraire préfectoral et le déploiement militaire. Pour tenter de nous diviser, il trie, stigmatise, jette l’opprobre sur nos organisations de jeunesse.

L’Union syndicale Solidaires des Deux-Sèvres exige un changement immédiat de doctrine du maintien de l’ordre : cap sur la désescalade ! Nous dénonçons les interpellations, arrestations en marge des manifestations à Niort, les 17 et 24 octobre 2026, qui participent à une criminalisation du mouvement social.

La réponse nous appartient !

Aux violences institutionnelles et sociales, l’Union syndicale Solidaires des Deux-Sèvres considère que la réponse à apporter est celle de mobiliser autour de nous, d’organiser des grèves et des discussions sur les lieux de travail, des assemblées générales. En maintenant et en amplifiant le mouvement social en cours, grâce à la grève et le blocage de notre économie, nous allons gagner.

Toutes et tous en grève et dans la rue le 31 octobre et le 5 novembre prochain, et organisons déjà les conditions pour qu’elle soit reconduite après le 5 novembre !

Portons haut et fort nos revendications dans la rue, dans la fonction publique, dans les entreprises, dans les établissements de services publics d’enseignement et du médico-social !

Ne transigeons pas, nos exigences sont pleinement légitimes :

  • Augmentation des salaires – à commencer par les plus bas – et indexation sur les prix, pour pouvoir vivre dignement face à la hausse permanente des coûts de la vie.
  • Partage des richesses, plutôt que toujours plus de dividendes et de cadeaux aux entreprises.
  • Taxation des superprofits, parce que de l’argent il y en a, et il est là.
  • Arrêt des ponctions budgétaires qui sacrifient l’aide et la protection médico-sociale, ainsi que nos parcours de vie professionnelle (formation, chômage, retraite…), parce qu’au contraire, les renforcer est indispensable et juste dans le contexte actuel de crises climatiques, démographiques, sociales, économiques et géopolitiques.
  • Revalorisation radicale des conditions de travail des 2 millions de salarié·es exerçant dans le monde associatif, touché·es de plein fouet par un démantèlement silencieux qu’opèrent les politiques d’austérité de l’Etat et des collectivités.
  • Arrêt des stigmatisations faites au sein de la population, qui ne font qu’entretenir des modèles de dominations et légitiment des actes et des propos discriminatoires pourtant condamnables dans les lois de notre république.
  • Engagement d’un budget de 10 milliards et d’une réforme ambitieuse du système éducatif parce que la jeunesse n’est pas une variable d’ajustement budgétaire.

Ses revendications, ses besoins et ses préoccupations doivent faire partie des priorités de l’Etat et des collectivités locales.

Pour permettre à l’ensemble des travailleurs et travailleuses et aux jeunes de prendre part aux mobilisations, et ainsi renforcer la convergence dans la rue, l’Union syndicale Solidaires des Deux Sèvres appelle à la grève pour l’ensemble des secteurs professionnels, du public, comme du privé.

Construire l’auto-organisation : AG et caisses de grève pour une reconduction de la grève au-delà du 5 novembre.

La grève appartient à celles et ceux qui la font. Dès aujourd’hui :

  • Organisons des discussions, et Assemblées Générales (AG) sur nos lieux de travail et d’études. Faisons le lien entre travailleur·euses, lycéen·nes et étudiant·es, les mouvements « gilets jaunes » et « bloquons tout ».
  • Alimentons et structurons des caisses de grève sur nos lieux de travail et d’études pour tenir dans la durée.
  • Préparons la reconduction dès le 5 novembre pour bloquer le pays jusqu’à la satisfaction de nos revendications.

Face au pouvoir et à sa stratégie de répression, d’étouffement des colères qu’il a lui-même causées, faisons bloc !